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De Tanger à Rabat, avec ceux qui remplissent les prisons cachées du Maroc

Ils sont à Tanger, Rabat ou Nador. Certains voient le Maroc comme une étape. D’autres, comme un point d’arrivée. Ils sont des dizaines, voire des centaines chaque semaine, à se voir opposer refus et répression. Pour ceux dont on ne veut pas, aucun centre de rétention : le pays s’y oppose. Tous sont retenus, voire détenus, selon un système officieux mais exécuté à la vue de tous. Aujourd’hui et depuis de nombreuses années, ils sont ceux qui remplissent les prisons cachées du Maroc. Ils sont enfermés et déplacés de force vers la porte de sortie la plus discrète possible. Enquête publiée dans le journal Le Soir, édition du 20 août 2020.